Le col de la Madeleine :
les chiffres officiels à retenir.
Avant de partir, calez les bonnes données. Trois chiffres sont fondamentaux pour préparer mentalement votre montée.
- Altitude au sommet : 1 993 m. La stèle indique 2 000 m, l'ancien panneau 1 984 m — l'altitude officielle aujourd'hui retenue est 1 993 m.
- Cotation Tour de France : hors catégorie depuis 1995. 28 ascensions entre 1969 et 2025, dont 15 par le sud et 13 par le nord.
- Période d'ouverture : 15 mai au 15 septembre. Le col est fermé à la circulation routière en hiver mais ouvert aux skieurs (le Grand Domaine relie Valmorel et Saint-François-Longchamp).
Le col de la Madeleine relie la vallée de la Tarentaise au nord à la vallée de la Maurienne au sud, en marquant la séparation entre le massif de la Lauzière à l'ouest et le massif de la Vanoise à l'est. C'est ce qui en fait un col stratégique pour le cyclotourisme alpin : vous franchissez deux vallées en une seule journée d'effort, dans un environnement de haute montagne classé Natura 2000 sur le versant Lauzière.
Les quatre ascensions possibles : laquelle choisir ?
La Madeleine se grimpe par deux versants, chacun avec deux variantes. Voici les chiffres précis pour faire votre choix.
| Itinéraire | Distance | D+ | Pente moy. | Pente max |
|---|---|---|---|---|
| Versant Nord — Aigueblanche (Tarentaise) | 28 km | 1 550 m | 5,4 % | 10 % |
| Versant Nord — Feissons-sur-Isère (Tarentaise) | 25,9 km | 1 617 m | 6,5 % | 10 % |
| Versant Sud — La Chambre (Maurienne) | 19,3 km | 1 522 m | 7,9 % | 14,2 % |
| Versant Sud — Montgellafrey (variante Maurienne) | 19,6 km | 1 525 m | 7,8 % | 11 % |
Lecture rapide : le versant nord est plus long mais plus régulier. Idéal pour une approche en endurance, sans crampes. Le versant sud est plus court mais plus dur, avec des pentes qui ne descendent presque jamais sous 8 %. Choix à faire selon votre profil : grimpeur explosif (sud) ou rouleur d'endurance (nord).
Notre recommandation depuis Valmorel : le versant nord par Aigueblanche.
Si vous logez au Chalet Arpian, l'ascension par Aigueblanche est l'option naturelle : vous descendez de Valmorel vers la vallée de l'Isère (10 km de descente roulante), vous attaquez la montée juste après le carrefour, et vous franchissez le col en 2h à 3h selon votre niveau. Retour au chalet via la même route ou en boucle par Saint-François-Longchamp et le tunnel routier (250 km au total — réservé aux purs grimpeurs).
Vous préparez un stage cyclo ?
Le Chalet Arpian est à 1 300 m d'altitude, garage à vélos sécurisé, atelier de mécanique simple, salon de récupération et bain nordique au feu de bois. Camp de base idéal pour un stage de 3 à 7 jours autour des cols de Tarentaise.
Découvrir nos stages coachs →Le profil kilomètre par kilomètre : versant nord depuis Aigueblanche.
Voici la décomposition du parcours que nous recommandons depuis Valmorel — celui que prennent la plupart de nos clients cyclistes.
Kilomètres 0 à 13 : la mise en jambes.
Départ d'Aigueblanche (460 m) sur la D213. Pente moyenne 7 % sur 13 km, avec des passages réguliers à 8-9 %. La route monte dans la forêt, alternant épingles à cheveux et lignes droites en faux-plat. Vous traversez les hameaux de Bonneval, Villard-Benoît, Celliers, et passez devant des fontaines (eau potable signalée).
Ce qu'il faut savoir : la végétation forestière protège du soleil, mais aussi du vent. C'est une montée « de chaleur » en juillet-août — démarrez avant 8h pour éviter les coups de chaud.
Kilomètres 13 à 16 : la descente technique.
Surprise du parcours : une descente de 3 km entre les hameaux de Celliers-Dessus et Le Logis des Fées. Faites-y attention — la pente est suffisante pour reprendre de la vitesse, mais quelques épingles serrées exigent du freinage. Les jambes apprécient cette respiration, le mental aussi : vous savez qu'il vous reste 12 km, et vous repartez d'un nouveau départ.
Kilomètres 16 à 28 : l'ascension finale.
Le morceau le plus exigeant. 12 km à 7,4 % de moyenne, avec des passages réguliers à 9-10 %. Vous quittez la forêt au km 22, et vous entrez dans les alpages : vaches, ruisseaux, vues dégagées sur les sommets du massif de la Vanoise à l'est et le Mont-Blanc au nord. C'est ici que la fatigue commence à parler — gestion mentale et alimentation deviennent critiques.
Trois kilomètres à 4 % offrent un répit bienvenu juste avant le sommet. Puis dernière rampe pour franchir la stèle du col à 1 993 m, où vous attendent deux cafés-restaurants dont la fameuse Banquise 2000 — le « bistro du col ».
La Madeleine est la frontière naturelle entre Lauzière et Vanoise.
Trait d'union entre Tarentaise et Maurienne, c'est l'un des cols les plus stratégiques du cyclotourisme alpin.
Les conseils pratiques pour réussir l'ascension.
Préparation physique.
La Madeleine demande une condition physique solide. Ce n'est pas un col d'initiation. Pour aborder l'ascension dans de bonnes conditions, vos sorties d'entraînement doivent inclure :
- Au moins une sortie hebdomadaire de 80-100 km avec 1 500 m de D+ dans les 6 semaines précédentes.
- Du travail spécifique sur les longues montées de 30 à 45 minutes à votre seuil aérobie (Z3-Z4).
- Un développement adapté : minimum 34/32 (compact + cassette grande). Pour les amateurs ou les cyclos d'endurance, le 34/34 est plus confortable sans être déshonorant.
Équipement technique.
- Deux bidons d'eau — au minimum. La sueur en montagne est plus traîtresse qu'on ne le pense.
- Vêtements adaptés à toutes les températures : vous démarrez à 460 m (potentiellement 25°C en plein été) et vous arrivez à 1 993 m (où il peut faire 12°C même en juillet, plus 8°C en cas de redescente). Coupe-vent et gants longs dans la poche arrière.
- Solides barres énergétiques + gels : comptez 80 à 120 g de glucides par heure d'effort selon votre poids et votre intensité. Mangez avant d'avoir faim.
- Crème solaire : les UV à 2 000 m d'altitude sont 30 % plus intenses qu'au niveau de la mer.
Points de ravitaillement.
Sur le versant nord depuis Aigueblanche, vous trouverez de l'eau et des points de ravitaillement à :
- La Léchère-les-Bains (km 5) : petite ville thermale, commerces, fontaines.
- Bonneval, Villard-Benoît, Celliers (km 8 à 13) : fontaines publiques, parfois épicerie de village.
- Le Logis des Fées (km 18) : bar-restaurant avec terrasse, toilettes.
- Au sommet du col (km 28) : deux cafés-restaurants, dont Banquise 2000.
Sécurité et timing.
Trois règles simples mais cruciales :
- Vérifiez la météo la veille. Le col tutoie les 2 000 m — orages d'altitude possibles en juillet-août. Ne partez pas si l'aprés-midi est annoncé « risqué ».
- Partez tôt. Avant 8h en juillet-août pour éviter la chaleur, avant 9h en juin/septembre. Le col reçoit des motos et des voitures de touristes en milieu de journée — la circulation est plus dense entre 10h et 16h.
- Prévenez quelqu'un. Si vous montez seul, indiquez votre itinéraire et votre horaire de retour estimé à un proche. La couverture mobile est partielle dans certains hameaux.
Pourquoi loger à Valmorel pour gravir la Madeleine.
Valmorel offre trois avantages structurels pour préparer la Madeleine : altitude raisonnable (1 300 m, idéale pour acclimater sans sur-fatigue), proximité immédiate du pied du col (10 km de descente roulante depuis le chalet, donc échauffement intégré), et choix d'autres cols à faire dans la même semaine pour un stage progressif (Petit-Saint-Bernard, col du Cormet de Roselend à proximité). À Arpian, le chalet propose un garage à vélos sécurisé, un atelier de mécanique simple, une cuisine équipée pour le batch cooking d'avant-course, et un bain nordique au feu de bois pour la récupération musculaire.
Caler une semaine cyclo à Valmorel : l'enchaînement des cols.
La Madeleine seule, c'est bien. Mais ce qui fait la valeur d'un séjour cyclo en Tarentaise, c'est la capacité d'enchaîner plusieurs cols mythiques dans la même semaine, depuis la même base. Voici un exemple de programme 5 jours qu'on voit fonctionner à Arpian.
Programme 5 jours cyclo Tarentaise.
- Jour 1 — Mise en jambes : 50 km vallonnés autour de Moûtiers, dénivelé limité (600-800 m). Reconnaissance du terrain, calage du matériel.
- Jour 2 — Col de la Madeleine : 80 km aller-retour depuis Valmorel, 1 800 m de D+. La grosse journée.
- Jour 3 — Récupération active : 40 km plat le long de l'Isère, pause massage au chalet, bain nordique.
- Jour 4 — Col du Petit-Saint-Bernard ou Cormet de Roselend : 100 km, 2 000 m de D+. Deuxième gros morceau.
- Jour 5 — Sortie souvenir : 60 km autour des stations de Tarentaise (Méribel, Courchevel en visu), photo souvenir au sommet d'un télésiège ouvert l'été.
Sur la semaine : 330 km parcourus, 5 800 m de dénivelé. Un format dense mais accessible à tout cyclo en bonne condition, qui donne à votre groupe le sentiment « d'avoir fait quelque chose ».
Ce qu'il faut retenir sur la Madeleine.
Trois choses, en synthèse.
Une. La Madeleine est un col exigeant mais accessible aux cyclos en bonne condition. Hors catégorie n'est pas hors d'atteinte. Un développement 34/32 ou 34/34, une bonne hydratation, un départ matinal — c'est largement suffisant pour franchir le col dans la sérénité.
Deux. Le choix du versant compte. Nord pour les rouleurs d'endurance (long et régulier), sud pour les grimpeurs (court et raide). Depuis Valmorel, le nord par Aigueblanche est l'option naturelle.
Trois. Valmorel est une base cyclo cohérente — pas seulement pour la Madeleine. La proximité d'autres cols mythiques (Petit-Saint-Bernard, Cormet de Roselend, Iseran à 1h30) en fait un camp de base sérieux pour les coachs et clubs qui veulent varier les ascensions sur une semaine.
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